Au départ, il y a la rencontre avec Cécile Vernet
et l’intuition commune que
quelque chose devrait se tenter ensemble.
Une histoire.
Une comédie.
Un rire grinçant tourné vers notre monde.
Vers nous-même retourné.

Sur le chemin, il y a des recherches scientifiques
supposant la baisse globale du Q.I. des européens ;
l’idiocratie ;
la bêtise crasse ;
le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert
et La Bêtise de Musil.
Il y a la sensation qu’en poussant un peu
les curseurs temporels
en nous transportant quelques dizaines d’années plus loin,
nous pourrions tenter un portrait
grimaçant de notre présent.
Une parfaite dystopie vantant
les likes plus que les réflexions
les faire-savoir plus que les savoir-faire.
Qu’en sera-t-il de notre humanité ?
Qu’en sera-t-il de notre société ?
De son histoire ?
De ses principes ?

Notre fiction mettrait en scène trois personnages.
Un couple parfaitement idiot,
c’est-à-dire parfaitement intégré à cette future société,
et leur enfant, lourdement handicapé,
c’est-à-dire démontrant de trop fortes capacités à réfléchir.
Ces trois-là débarquent pour une semaine de vacances
à la campagne.
Et ce qui s’annonçait comme
une idylle au vert
se transforme en jeu de massacre.
Car la Bêtise telle que nous l’envisageons,
se concentre essentiellement dans ce qui nous
ravale au rang de sous-animal.
Des êtres égoïstes, impulsifs,
corps tout entier tournés vers la satisfaction des appétits.

Nous ne sommes qu’au tout début d’un processus
tournée vers une création en 2020.
Ces premières pistes scénaristiques ont donc tout le loisir
d’être modifiées par nos échanges
nos désirs
et les répétitions d’avant écriture…

lire le dossier de présentation du spectacle