Le Jour de l’ours – la pièce

La pièce se présente comme un rituel.
Une cérémonie païenne de fin d’hiver.
Une fête – au sens médiéval du terme – où l’alcool, le désir, la fatigue et la mort rôdent et règnent, emportant les personnages hors de leur raison.
La scène est la cour enherbée d’un mas de montagne, au milieu des forêts, dans le froid et la pénombre vite tombée d’une fin d’hiver.
Autour, il y a les arbres et les craquements de leurs branches, le bruissement des feuilles tombées sur le sol.
Autour, il y a les roucoulements, les hululements, les croassements des oiseaux, les feulements des bêtes au sol et quelques grognements inquiétants aussi, régulièrement.
Nous sommes chez Marie.
Elle vit seule ici depuis que son compagnon et leur fille sont morts accidentellement.
Elle se tient debout au milieu des ruines.
Sa maison se délite, mais tient bon dans les intempéries, tout comme son habitante.
Dans cet espace, qui est celui du rêve brisé, de la catastrophe, tout comme celui de la reconstruction, s’invitent sans prévenir les autres protagonistes.
Un ami de longue date – possible amant et amoureux secrètement.
Une jeune femme qu’il conduit ici en séjour de rupture pour tenter de briser le cercle de la prostitution.
Un neveu venu se mettre au vert et se refaire une santé après une jeunesse excessive.
En cinq mouvements – en trois nuits et deux jours – ces quatre-là vont se découvrir, s’affronter, se lier, se déchirer, jusqu’à l’irréparable.